La tradition des œufs à Pâques est un mélange fascinant de rites païens, de symbolisme religieux et d’évolution gourmande.
Cette année encore, les maîtres chocolatiers se prêtent au rite, mariant l’audace du trait à la noblesse du geste pour offrir à nos sens un voyage au cœur de la gourmandise.

Quand la haute technicité rencontre l’imaginaire
L’œuf de Pâques devient une œuvre d’art, sculptée pour l’émerveillement des yeux et le délice des papilles.
En 2026, on observe que les chefs ne se contentent plus de faire du « beau » ; ils cherchent à créer une expérience multisensorielle. Voici les trois critères de ce savoir-faire cette année :
- Le jeu des textures : On ne se contente plus d’une coque lisse. Les chefs travaillent des contrastes saisissants entre le cassant du chocolat tempéré, le fondant d’un praliné « à l’ancienne » et le craquant de céréales ou de graines torréfiées.
- Le sourcing éthique : Le savoir-faire passe aussi par la sélection du grain. La tendance est aux chocolats « Bean-to-Bar » (de la fève à la tablette), où le chef maîtrise la torréfaction pour extraire des notes aromatiques uniques (fumé, fruité, acidulé).
- L’interaction : Plusieurs créations de 2026 sont interactives. Il faut briser une paroi pour libérer des garnitures, ou assembler soi-même certaines parties de l’œuf, transformant la dégustation en un véritable moment de partage.
Le chocolat devient un support d’expression artistique au même titre que la sculpture ou la peinture.
Cette année, plutôt que de relayer mécaniquement les avis de la place ou de compiler les communiqués de presse, j’ai mené ma propre chasse sélective.
Dans une quête d’exigence, j’ai passé au tamis les innombrables créations de la saison pour ne retenir que l’essentiel : le savoir-faire. Face à une concurrence toujours plus vive et une surenchère de formes, j’ai cherché l’équilibre parfait entre la noblesse de la matière et l’intelligence de la main.
De cette chasse rigoureuse est né mon Top 10 :
Un drapé sertit d’un médaillon : Une Silhouette de Pâques signée Dior

Pour cette saison de Pâques 2026, sous l’impulsion des chefs Jean Imbert et Romuald Guiot, chez Dior, l’œuf de Pâques s’habille des codes iconiques de la maison, telle une création sortie tout droit des ateliers haute couture. Sa structure en chocolat noir rend un hommage vibrant à la robe « Miss Dior » de 1949, reproduisant avec une finesse rare l’effet d’un drapé haute couture rythmé par une multitude de petits nœuds emblématiques.
L’excellence visuelle s’accompagne d’une rigueur gustative propre à la haute chocolaterie. Confectionné à partir d’un chocolat noir d’origine équatorienne, sélectionné pour ses notes florales et boisées, l’œuf cache en son sein un praliné croustillant à la noisette et un caramel à la fleur de sel. Ce jeu de textures offre un contraste saisissant avec la délicatesse de la coque extérieure, transformant l’objet de collection en une expérience sensorielle complète.
Pour les collectionneurs et les gourmets, cet œuf représente bien plus qu’une confiserie, s’affirmant comme un fragment du patrimoine Dior à savourer avant le 5 avril 2026. Disponible en édition ultra-limitée exclusivement à la Pâtisserie Dior de l’avenue Montaigne.
Le printemps Ladurée : quand les saveurs fleurissent

Au cœur du jardin de la maison Ladurée, le chocolat se fait fleur et le temps suspend son vol pour laisser place à une éclosion de velours. Ce n’est plus un œuf que l’on contemple, mais une géode de gourmandise, où chaque pétale de cacao semble avoir été sculpté par le souffle d’un printemps éternel. Le Chef Julien Alvarez y a figé la pureté d’une éclosion, jouant avec les volumes pour offrir au regard une profondeur hypnotique.
Les feuilles de chocolat se superposent en une corolle infinie, invitant le regard à plonger vers un cœur de lumière. Sous cette architecture de prestige se cache une âme généreuse : l’alliance d’un sablé breton croustillant et d’un praliné au beurre de cacahuètes. Du brun profond des écorces aux nuances ambrées de son socle, le dégradé raconte l’histoire d’une forêt imaginaire où la matière devient poésie et le sucre une émotion pure.
Cette création d’exception est proposée au prix de 170 €. Elle est disponible en édition limitée, principalement via un service de « Click & Collect » dans les boutiques emblématiques comme celle des Champs-Élysées.
L’œuf Saint-Honoré du bristol

Pour Pâques 2026, le Chef Chocolatier Johan Giacchetti en collaboration avec le Chef Pâtissier Maxence Barbot, réinterprètent l’iconique Saint-Honoré à travers une sculpture de cacao saisissante. Cette création du palace parisien Le Bristol s’affranchit des codes traditionnels de l’œuf de Pâques pour célébrer le mouvement pur. Le design reproduit avec une précision chirurgicale le geste du pochage à la douille, transformant le chocolat noir en une cascade de courbes striées et aériennes qui évoquent la légèreté d’une crème Chantilly fraîchement déposée.
Sous cette coque architecturale en chocolat noir du Venezuela à 70 %, l’expérience gustative se révèle complexe et contrastée. La dégustation dévoile un cœur généreux où l’onctuosité d’un caramel infusé à la fève de tonka rencontre le croquant des noisettes du Piémont caramélisées. L’ensemble est soutenu par l’intensité d’un praliné cacao relevé d’une pointe de fleur de sel, offrant un équilibre parfait entre puissance et gourmandise.
Cette pièce de haute chocolaterie, est disponible en édition limitée à l’Épicerie des Ateliers du Bristol jusqu’au 5 avril 2026.
Proposé au prix de 115 €, cet Œuf Signature s’impose comme une véritable œuvre d’art comestible, témoignant du savoir-faire d’exception qui anime les cuisines du 112 rue du Faubourg Saint-Honoré.
L’Icône Comestible : « Le Sac Œuf » de Louis Vuitton

Pour Pâques 2026, Louis Vuitton franchit une nouvelle étape dans la fusion de la mode et de la gastronomie. Sous la direction du Chef Pâtissier Maxime Frédéric, l’emblématique « Egg Bag » de Nicolas Ghesquière, dévoilé lors du défilé Printemps-Été 2019, se métamorphose en une pièce de haute chocolaterie. Cette création célèbre avec audace le 130ème anniversaire du Monogramme, embossé avec une précision millimétrée sur deux coques de chocolat noir intense. Le réalisme est poussé jusqu’aux anses et à la fermeture éclair, façonnées en chocolat blanc d’un jaune éclatant pour rappeler les finitions en cuir de la maison.
Au-delà de sa silhouette architecturale, cet œuf cache un cœur d’une grande complexité technique. Les parois intérieures sont tapissées d’un praliné noisette généreux, agrémenté de fruits secs torréfiés et de fruits confits pour une texture contrastée. La surprise finale réside au centre de l’objet, où se loge une tablette de chocolat au lait dissimulant un praliné fondant et un caramel au citron. Ce mariage entre la puissance du cacao et la vivacité de l’agrume offre une lecture moderne et rafraîchissante de la gourmandise pascale.
Véritable manifeste lifestyle, le Sac Œuf Jaune est disponible en édition limitée au sein de la boutique Le Chocolat Maxime Frédéric, située face à la Samaritaine. Proposé au prix de 250 €, cet objet de désir éphémère s’impose comme le rendez-vous incontournable des collectionneurs et des esthètes du goût. Il témoigne de la capacité de Louis Vuitton à transformer ses codes historiques en une expérience sensorielle où le patrimoine rencontre l’innovation sucrée.
Le Miel de Pâques : Le réveil des abeilles du Mandarin Oriental

LE SAVIEZ VOUS? Au Moyen Âge, le miel récolté juste après les premières fleurs du printemps était considéré comme un remède miracle. On l’appelait le « Miel de Pâques » ou « Miel de la Vierge ». Il est issu des fleurs les plus jeunes, il est souvent plus clair, plus floral et moins chargé en sucre. C’était un luxe absolu, offert aux rois pour symboliser le renouveau du royaume.
Pour célébrer le printemps 2026, le Chef Pâtissier Julien Dugourd dévoile une création intitulée « La Ruche », rendant un hommage direct à la biodiversité urbaine. Cette œuvre sculpturale s’inspire des ruches installées sur le toit du Mandarin Oriental Paris, traduisant l’engagement du palace pour la préservation de la nature. Le design de l’œuf, aux courbes généreuses et à la texture dorée, révèle un travail de précision sur le chocolat qui laisse entrevoir les alvéoles caractéristiques des rayons de miel, transformant cette gourmandise de Pâques en un véritable objet d’art.
Sous sa coque se cache une architecture gustative riche en contrastes, pensée pour les amateurs de saveurs authentiques. Le Chef a imaginé un cœur généreux composé d’un praliné noisette croustillant, associé à des noisettes caramélisées et à un caramel onctueux infusé au miel. Ce jeu de textures, entre le craquant du chocolat et le fondant du caramel, offre une expérience de dégustation harmonieuse où la douceur florale du miel vient souligner la puissance des fruits secs.
Cette pièce d’exception, proposée au prix de 75 €, est disponible exclusivement sur précommande. Les gourmets pourront retirer leur création au Cake Shop du palace entre le 27 mars et le 12 avril 2026. Parallèlement, le Chef propose une déclinaison de son univers sucré lors d’un brunch de Pâques le dimanche 5 avril, ainsi qu’une édition limitée exclusive dans un pop-up store dédié aux Galeries Lafayette Le Gourmet.
La nouvelle Madeleine de Proust du Ritz, Une gaufrette pour remonter le temps

L’expression trouve son origine dans l’œuvre de Marcel Proust, un habitué fidèle du Ritz Paris, qui décrivait comment la saveur d’une petite madeleine trempée dans le thé faisait resurgir instantanément ses souvenirs d’enfance les plus enfouis. Ce phénomène de mémoire sensorielle involontaire illustre parfaitement la démarche du chef Joris Theysset avec son œuf gaufrette. En choisissant une texture et un goût aussi universel que celui du goûter d’antan, le palace transforme une simple dégustation en un véritable voyage dans le temps, faisant de cette création chocolatée la nouvelle madeleine de Proust de la place Vendôme.
Pour la collection de Pâques 2026, au cœur du Ritz Paris Le Comptoir, le Chef Pâtissier Joris Theysset réinterprète l’emblème de Pâques à travers le prisme de la nostalgie. Cette pièce est un hommage sculptural à la gaufrette de notre enfance, métamorphosée en un objet de haute précision.
Le regard est d’abord attiré par le jeu de textures : une base de chocolat noir intense, aux courbes généreuses et luisantes, vient soutenir une partie supérieure, aux teintes de terre de Sienne, dévoile un quadrillage géométrique parfait, poudré de cacao pur, qui évoque la légèreté d’un biscuit sorti du four.
La structure repose sur une coque en chocolat noir à 64 %, dont la puissance aromatique contraste avec un intérieur ultra-gourmand. À la dégustation, l’œuf révèle un assemblage de fines gaufrettes croustillantes liées par un praliné onctueux et des éclats de noisettes torréfiées. Le cœur de l’œuf dissimule des mini-gaufrettes garnies aux trois saveurs signatures : chocolat, noisette et pistache.
Disponible au prix de 120 €, cette œuvre pâtissière est proposée en édition limitée au Ritz Paris Le Comptoir, notamment dans les boutiques de la rue Cambon et celle de Sèvres. Les amateurs peuvent se la procurer en vente directe ou via le service de retrait en ligne.
Une Promenade Royale à la Cour de Louis Fouquet

Sous les voûtes de pierre de l’Histoire, là où le temps semble s’être arrêté, surgit une pièce d’orfèvrerie qui rend grâce au faste de Versailles. Cet Œuf de l’Orangerie, né de la collaboration entre Louis Fouquet et le Château, se dresse comme un monument à la gloire du Roi-Soleil.
La coque, d’un chocolat doré aux reflets ambrés, semble avoir capturé les derniers rayons d’un couchant sur les jardins. Elle est gravée d’une végétation foisonnante : des branches chargées d’oranges et de feuilles délicates qui s’entrelacent, rappelant le parfum suave des agrumes qui embaument les galeries royales dès le retour des beaux jours.
Cette sculpture repose sur un socle architectural d’une précision absolue, reprenant la silhouette iconique des caisses d’orangerie en bois. Chaque détail, des ferrures aux lattes, est un hommage au savoir-faire des jardiniers de la Cour, figé ici dans la douceur du cacao.
Fruit d’une collaboration historique avec le Château de Versailles, cet Œuf de l’Orangerie se dresse comme un monument de chocolat noir Grand Cru du Nicaragua à 65 %, capturant l’élégance solaire des jardins royaux. Sous une coque sculptée de feuillages et d’agrumes, le palais découvre une partition de saveurs nobles où l’intensité du cacao s’unit à un praliné amande texturé, subtilement réveillé par l’éclat floral et acidulé d’extraits d’oranges confites. Cette architecture gourmande repose sur une caisse à oranger iconique, façonnée à la main dans les ateliers parisiens de la Maison Louis Fouquet selon un savoir-faire transmis depuis 1852. Véritable écrin de générosité, ce socle dissimule un trésor de billes de riz soufflé caramélisées ainsi que des amandes et noisettes enrobées, prolongeant cette dégustation entre terre et soleil comme une promenade sensorielle sous les voûtes de l’Histoire.
Proposée au prix de 95 €, cette pièce d’exception est disponible en édition limitée via le service de Click & Collect sur le site de Louis Fouquet, pour un retrait dans l’une de leurs cinq adresses parisiennes ou aux Galeries Lafayette Gourmet. En cette période de Pâques 2026, l’acquisition de cet œuf coïncide idéalement avec la réouverture des Grandes Eaux Musicales du Château de Versailles ce 1er avril, offrant une occasion unique de lier dégustation de prestige et flânerie historique..
La Fête Foraine de Pierre Hermé

Pour la saison pascale 2026, la Maison Pierre Hermé Paris transforme la mythique machine « attrape-peluches » des fêtes foraines en une pièce d’exception monumentale. Baptisée « Pur Hasard », cette création de près de 7 kilogrammes détourne les codes ludiques de l’enfance pour les porter au sommet de la haute chocolaterie.
La borne, entièrement sculptée dans un chocolat noir pure origine Bélize à 64 %, met en scène une pince articulée prête à piocher parmi une multitude d’œufs de différentes tailles, déclinés en chocolat noir, au lait ou blond caramélisé.
Sous son apparence de jeu de fête foraine, elle cache un assortiment généreux : des bonbons de chocolat, un praliné aux noisettes, ainsi que des fruits secs et confits. Le mélange des textures — entre le craquant du chocolat noir, la douceur du chocolat au lait à 45 % et l’onctuosité du chocolat blanc caramélisé à la fleur de sel — offre une expérience gustative aussi complexe que son design est audacieux.
Proposée au prix de 990 €, cette édition limitée est disponible exclusivement sur commande. Elle peut être retirée en boutique ou livrée par coursier à Paris et en Île-de-France entre le 4 et le 6 avril 2026. Pierre Hermé signe ici une pièce maîtresse où l’émerveillement et le suspense de la pince se muent en un moment de gastronomie pure, capturant l’essence même de l’esprit festif de Pâques.
Le Paris-Brest revisité de Jordan Talbot pour La Réserve Paris

Pour cette édition 2026, le Chef Pâtissier Jordan Talbot s’inspire de l’un des piliers de la pâtisserie française pour façonner l’œuf signature de La Réserve Paris. Sous l’influence créative de Jérôme Banctel, cette pièce magistrale rend hommage au Paris-Brest à travers un design sculptural. L’objet se pare d’un tressage en chocolat d’une grande finesse, évoquant le travail de la vannerie artisanale tout en dissimulant un cœur d’une grande complexité aromatique.
L’expérience gustative repose sur un équilibre entre la douceur et le caractère. Le Chef y intègre la vanille grillée, véritable signature de la maison, qu’il associe à la puissance brute du grué de cacao. Le praliné noisette, élément central du dessert original, apporte une onctuosité intense qui dialogue avec le croquant de l’enveloppe. En accompagnement, de petites pièces en forme de roues de vélo et des truffes au riz soufflé et caramel viennent compléter ce tableau gastronomique, rappelant l’origine cycliste de la célèbre recette créée en 1891.
Cette création exclusive, proposée au tarif de 99€, est disponible en édition limitée sur commande jusqu’au 28 mars 2026. Pour ceux qui souhaitent prolonger la découverte, le palace décline également cette alliance de vanille et de noisette lors d’un goûter de Pâques exceptionnel, servi dans les salons de l’hôtel du 4 au 6 avril.
L’Héritage Tissé du Royal Monceau

Érigé en véritable emblème lors de la métamorphose du Royal Monceau par Philippe Starck en 2010, le cannage réinterprète l’élégance du mobilier français classique pour en faire une signature contemporaine. Entre les mains du designer, cet entrelacs de rotin autrefois bourgeois devient un jeu de lumière et de transparence qui définit l’atmosphère de « jardin d’hiver » du palace. En transposant ce motif de l’ébénisterie à la pâtisserie, l’œuf de Pâques de Yazid Ichemrahen ne se contente pas de célébrer le chocolat ; il fige l’ADN architectural de l’avenue Hoche dans une résille de cacao, offrant une dégustation qui est autant une expérience visuelle qu’un hommage au patrimoine parisien.
Pour Pâques 2026, le Royal Monceau Paris dévoile une pièce d’exception qui s’éloigne des formes classiques pour célébrer le geste artisanal. Imaginé par le duo Yazid Ichemrahen et Alexandre Favre, « L’Œuf Cannage » est une sculpture chocolatée qui puise son inspiration dans les techniques traditionnelles de la vannerie. Sa structure évidée, imitant à la perfection le tressage des paniers de récolte, évoque avec nostalgie et modernité l’esprit de la chasse aux œufs, tout en affirmant l’identité artistique et avant-gardiste du palace de l’avenue Hoche.
Sous une coque délicate de chocolat noir Passionato 62 % originaire des Caraïbes, cette création de plus d’un kilo dissimule un cœur aux textures savamment contrastées. La dégustation révèle un praliné au sablé breton relevé à la fleur de sel, marié à un caramel tendre et à des brisures de sablé croustillantes. Ce jeu de textures, entre l’intensité du cacao et la rondeur beurrée du biscuit, offre une expérience gustative aussi profonde que son esthétique est aérienne.
Disponible au prix de 95 €, cet objet de collection est à réserver exclusivement via la boutique officielle du palace pour un retrait entre le 26 mars et le 15 avril 2026. En transformant un motif traditionnel en une œuvre de haute pâtisserie, Yazid Ichemrahen et Alexandre Favre signent l’une des pièces les plus graphiques de la saison, où le savoir-faire chocolatier se fait le messager d’un luxe authentique et intemporel.
mentions spéciales
La Belle Envolée : L’Odyssée Aérienne du Cheval Blanc Paris

Pour célébrer les fêtes de Pâques 2026, le chef pâtissier Maxime Frédéric et ses équipes nous convient à un voyage onirique à bord d’un dirigeable tout chocolat. Baptisée « La Belle Envolée », cette œuvre magistrale capture l’esprit des grandes explorations de la Belle Époque. Entre ciel et terre, l’engin déploie une enveloppe ornée d’arabesques au style Art nouveau, tandis que les engrenages de sa nacelle arborent une passiflore délicate, hommage floral et géométrique à la célèbre façade Art déco de l’hôtel Cheval Blanc Paris.
Cette prouesse technique cache en son sein une architecture de saveurs pensée comme un moteur de gourmandise. Le ballon, façonné tel un œuf de Pâques, libère au cœur de sa coque un praliné à l’amande et à la vanille torréfiée dont les notes intenses évoquent le souffle puissant des machines à vapeur d’autrefois. À l’intérieur de la nacelle qui évoque l’osier tressé des premiers ballons, le voyage se poursuit avec un caramel onctueux à la vanille de Tahiti et un praliné biscuité amande-vanille d’une finesse absolue.
Proposée au prix de 138 €, cette édition limitée est accessible en précommande sur le site officiel de la Maison. Les escales gourmandes pour le retrait des commandes sont prévues du jeudi 2 au dimanche 5 avril 2026, directement au 8 quai du Louvre. Plus qu’une simple douceur printanière, cette création demeure une ode aux rêves de voyages, une escapade sensorielle où l’imaginaire de demain rencontre le raffinement du passé parisien.
Le Bouquet de Pâques : L’Éclosion Signée Lutetia

Sous le regard inspiré du Chef Pâtissier Nicolas Guercio, l’œuf de Pâques de l’Hôtel Lutetia délaisse cette année sa silhouette traditionnelle pour se métamorphoser en une éclosion printanière. Véritable trompe-l’œil floral, cette création prend la forme d’un bouquet de pivoines d’une douceur absolue, dont chaque fleur dissimule un secret gourmand. Le voyage commence par une exploration de textures où la guimauve aérienne rencontre l’acidité vive du chocolat à la framboise, tandis que des notes de chocolat blanc et au lait viennent éveiller des souvenirs d’enfance.
Sous le pinceau de Nicolas Guercio, ce bouquet devient un jardin de secrets où chaque corolle est une promesse. On effeuille du regard des fleurs de guimauve aérienne, nuages sucrés qui s’entrelacent à la douceur d’un chocolat au lait aux accents d’enfance. Ici, une pétale de framboise s’éveille en une caresse acidulée ; là, des feuilles sculptées en chocolat blanc et Dulcey viennent parfaire cette partition végétale. Une dégustation comme une promenade immobile, où l’artisanat se fait poésie des sens.
Cette édition limitée, proposée au tarif de 95 €, est d’ores et déjà disponible en précommande sur la boutique en ligne du Lutetia. Pour savourer cette éclosion gourmande, le retrait des pièces s’effectue directement au palace, situé au 45 Boulevard Raspail, durant la période pascale s’étendant du 23 mars au 6 avril 2026.
Tanakio, le crocodile aux multiples facettes

Sous le ciseau expert de Nicolas Cloiseau, la gourmandise se fait sauvage et s’incarne dans les traits de Tanakio, un crocodile de chocolat né d’une rencontre avec le sculpteur cubiste Jacques Owczarek. Cette pièce artistique, d’une envergure magistrale, délaisse la rondeur classique de Pâques pour une architecture de lignes tendues et d’angles vifs, où le noir intense capture la lumière comme un bronze précieux.
Le prédateur facetté semble veiller sur un rivage de pistaches et d’amandes, protégeant en son sein un cœur de praliné vanille et d’éclats croustillants de crêpe dentelle.
L’ensemble est accompagné de plusieurs œufs, dont un œuf gourmand aux noisettes du Piémont torréfiées et d’autres œufs renfermant un assortiment de bouchées pralinées, d’Amandas et d’Avelinas.
Plus qu’une simple dégustation, Tanakio est une invitation à une chasse aventureuse, où chaque écaille de cacao révèle une nuance nouvelle, entre la force du chocolat noir et la douceur torréfiée des noisettes du Piémont. À 275 €, cette œuvre indocile transforme l’instant de Pâques en un rendez-vous d’exception, prouvant que la haute chocolaterie peut aussi être une forme de poésie sculptée.
le Conte de Pâques du Café de la Paix

Trônant sur un chapiteau corinthien d’un bronze étincelant, cet œuf semble avoir traversé le temps pour nous raconter une histoire. Simon Letailleur rend un hommage vibrant au faste du Second Empire et à l’architecture iconique de l’Opéra Garnier qui fait face à l’institution. Sa coque, d’un vert impérial profond aux reflets marbrés, évoque la noblesse des pierres précieuses et le prestige des salons chargés d’histoire.
Un médaillon finement ouvragé encadre une scène d’une tendresse infinie : Un lapin de Pâques, tout droit sorti d’un conte d’autrefois, y est peint avec une délicatesse de miniature. Vêtu de son habit de fête, il incarne l’esprit de l’enfance et la magie du printemps, transformant le chocolat en une toile où la poésie se déguste autant qu’elle se contemple.
Sous cette armure de chocolat noir 63%, se cache un trésor de gourmandise. Un praliné amande-noisette fondant parsemé d’éclats de noisettes torréfiées, vient réveiller le palais. C’est une partition savoureuse où l’intensité du cacao rencontre la finesse du sucre, offrant une expérience aussi riche et complexe que l’histoire du lieu qui l’a vu naître.
Cette pièce d’exception, intitulée « Il était une fois… », est proposée au tarif de 75 €. Disponible en édition limitée, elle nécessite une commande préalable sur la boutique officielle du Café de la Paix. Les retraits s’effectuent directement au 2 rue Scribe, face à l’Opéra, durant toute la période pascale, du lundi 23 mars au dimanche 12 avril 2026.
Ce printemps, les jardins de Paris ne sont plus les seuls à éclore. Sous les dorures des palaces et dans le secret des ateliers, les chefs chocolatiers ont élevé leur art à un niveau de virtuosité rarement atteint, transformant la tradition en une apothéose sensorielle.
Cette année, la création oscille entre deux souffles. D’un côté, l’hommage : des pièces architecturales qui réveillent la mélancolie douce des souvenirs d’enfance et la majesté du patrimoine parisien. De l’autre, la floraison : des œufs sculptés comme des corolles éphémères, où le sucre et le cacao capturent la fragilité d’un pétale.
Jamais les maîtres du goût ne s’étaient autant surpassés. Entre héritage intime et métamorphose végétale, ils nous offrent une chasse aux œufs où l’inestimable se contemple avant de se savourer. Le sacre d’un printemps hors du temps.